
Dernière mise à jour : juin 2026 — Champ d’application : France, création et choix de la forme de société.
En bref. SAS et SARL sont deux sociétés commerciales à responsabilité limitée, imposées par défaut à l’impôt sur les sociétés. La différence décisive ne tient pas à la fiscalité, identique, mais au régime social du dirigeant et au traitement des dividendes : le gérant majoritaire de SARL est travailleur non salarié (charges plus faibles), tandis que le président de SAS est assimilé salarié (meilleure protection, charges plus élevées). La SARL offre un cadre légal protecteur, la SAS une grande souplesse statutaire.
Points clés
- Même fiscalité : impôt sur les sociétés (25 %, taux réduit de 15 % sous conditions), option pour l’IR possible.
- Dirigeant SARL majoritaire : travailleur non salarié (TNS), cotisations plus faibles, protection sociale moindre.
- Dirigeant SAS : assimilé salarié, meilleure couverture, mais cotisations plus élevées (et aucune s’il n’est pas rémunéré).
- Dividendes : en SARL majoritaire, la part dépassant 10 % du capital est soumise à cotisations sociales ; en SAS, non.
- Cession : droits d’enregistrement de 0,1 % sur les actions de SAS, contre 3 % sur les parts de SARL.
- SARL : cadre légal encadré et rassurant. SAS : statuts souples, adaptée aux levées de fonds.
SAS : société par actions simplifiée. SARL : société à responsabilité limitée. TNS : travailleur non salarié (régime social des indépendants). IS : impôt sur les sociétés.
SAS ou SARL : le comparatif
| Critère | SARL | SAS |
|---|---|---|
| Associés | 2 à 100 (1 en EURL) | 1 minimum (SASU), pas de maximum |
| Direction | Gérant(s), personne physique | Président (physique ou morale), organes libres |
| Régime social du dirigeant | TNS si gérant majoritaire | Assimilé salarié |
| Dividendes du dirigeant | Cotisations sur la part > 10 % du capital | Pas de cotisations sociales |
| Fiscalité | IS (option IR possible) | IS (option IR possible) |
| Cession de titres | Droits de 3 % (après abattement) | Droits de 0,1 % |
| Fonctionnement | Encadré par la loi | Très souple (statuts) |
Le régime social du dirigeant : le vrai point de bascule
C’est la différence la plus structurante. Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non salariés : ses cotisations sont sensiblement plus faibles à rémunération égale, en contrepartie d’une protection sociale (retraite, indemnités journalières) plus limitée.
Le président de SAS est assimilé salarié : il bénéficie de la protection du régime général (hors assurance chômage), mais ses cotisations sont nettement plus élevées. Avantage notable : s’il ne se verse pas de rémunération, il n’y a aucune cotisation minimale, là où le gérant TNS reste redevable de cotisations minimales.
Les dividendes : un avantage à la SAS
En SARL, pour un gérant majoritaire, la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et du compte courant d’associé est soumise aux cotisations sociales des indépendants. En SAS, les dividendes du président ne supportent que la fiscalité des revenus de capitaux (PFU ou barème), sans cotisations sociales.
Ce que nous constatons au cabinet. Le choix SAS / SARL se joue rarement sur la fiscalité, qui est identique, mais sur la stratégie de rémunération. Schématiquement : le dirigeant qui veut se verser surtout des dividendes a souvent intérêt à la SAS ; celui qui privilégie une rémunération régulière en optimisant le coût des charges penche vers la SARL (gérant majoritaire TNS). Nous chiffrons les deux scénarios sur trois ans avant de trancher, car l’écart de net peut être très significatif.
Une fiscalité identique
SAS et SARL sont soumises à l’impôt sur les sociétés : taux normal de 25 %, taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice pour les PME éligibles. Les deux peuvent opter pour l’impôt sur le revenu pendant cinq exercices au maximum. La SARL de famille bénéficie en outre d’une option pour l’IR sans limite de durée.
Capital, cession et gouvernance
Le capital est libre dans les deux formes (1 € minimum). À la revente, les actions de SAS supportent des droits d’enregistrement de 0,1 %, contre 3 % (après un abattement) pour les parts de SARL : un point favorable à la SAS en cas de cession ou d’entrée d’investisseurs. Côté gouvernance, la SARL est largement encadrée par la loi — rassurant pour un premier projet —, tandis que la SAS laisse les statuts organiser librement la direction et les décisions, ce qui séduit les projets à associés multiples et les levées de fonds.
Erreurs fréquentes
- Choisir la SAS « par défaut » sans chiffrer le coût social par rapport à une SARL.
- Oublier les cotisations sur les dividendes du gérant majoritaire de SARL.
- Croire que la fiscalité diffère : l’IS s’applique aux deux de la même façon.
- Négliger les droits d’enregistrement à la revente (0,1 % en SAS, 3 % en SARL).
Comment BM Fiduciaire vous accompagne
Nous comparons concrètement SAS et SARL selon votre projet : niveau de rémunération souhaité, place des dividendes, protection sociale, perspective de revente ou d’ouverture du capital. L’objectif : choisir la forme qui maximise votre net et sécurise votre situation.
Les informations publiées sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé. Pour toute décision, contactez le cabinet ou votre conseil habituel afin d’analyser votre situation précise.
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FAQ
SAS ou SARL : laquelle paie le moins d’impôts ?
Ni l’une ni l’autre : la fiscalité (IS de 25 %, taux réduit de 15 %) est identique. La différence se joue sur les charges sociales et les dividendes.
Pourquoi la SAS est-elle préférée pour les dividendes ?
Parce que les dividendes du président de SAS ne supportent pas de cotisations sociales, contrairement à la part au-delà de 10 % en SARL majoritaire.
Quel statut coûte le moins cher en charges sociales ?
À rémunération égale, le gérant majoritaire de SARL (TNS) supporte des cotisations plus faibles que le président de SAS, mais avec une protection moindre.
Peut-on passer de SARL à SAS ?
Oui, par une transformation décidée en assemblée, mais elle a un coût et des conséquences sociales et fiscales à anticiper.
La SASU et l’EURL, quelle différence ?
Ce sont les versions à associé unique : SASU pour la SAS, EURL pour la SARL. Les mêmes différences de régime social et de dividendes s’appliquent.
À voir également
- L’impôt sur les sociétés
- Les dividendes
- Le compte courant d’associé
- la SEL (société d’exercice libéral)
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