
Dernière mise à jour : juin 2026 — Champ d’application : France, sociétés à l’impôt sur les sociétés et leurs associés.
En bref. Un dividende est la part du bénéfice qu’une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) distribue à ses associés ou actionnaires, après décision de l’assemblée générale. Par défaut, ces dividendes sont imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Vous pouvez opter pour le barème progressif, qui ouvre droit à un abattement de 40 %. Pour un gérant majoritaire, une partie des dividendes peut en outre supporter des cotisations sociales.
Points clés (2026)
- Le dividende provient du bénéfice distribuable d’une société à l’IS, voté en assemblée générale.
- Fiscalité par défaut : PFU 31,4 % (12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux).
- Option possible pour le barème progressif : abattement de 40 % et CSG en partie déductible.
- Un acompte de 12,8 % est prélevé à la source, avec dispense possible sous condition de revenu.
- Gérant majoritaire : la part de dividendes dépassant 10 % du capital est soumise à cotisations sociales.
IS : impôt sur les sociétés. PFU : prélèvement forfaitaire unique (« flat tax »). Prélèvements sociaux : CSG, CRDS et prélèvement de solidarité, soit 18,6 % depuis 2026. RCM : revenus de capitaux mobiliers.
Qu’est-ce qu’un dividende ?
Seules les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (SARL, SAS, SA…) versent des dividendes. Lorsqu’une société dégage un bénéfice, l’assemblée peut décider d’en distribuer tout ou partie aux associés : c’est le dividende, qui rémunère le capital investi et le risque pris. La partie non distribuée est mise en réserves ou en report à nouveau.
Le montant distribuable n’est pas le bénéfice brut : on en retire les pertes antérieures et la dotation à la réserve légale, et on peut y ajouter le report à nouveau bénéficiaire des exercices précédents.
Comment se décide une distribution ?
La distribution est votée par l’assemblée générale ordinaire qui approuve les comptes, en principe dans les six mois de la clôture de l’exercice. C’est elle qui fixe le montant du dividende et sa date de mise en paiement.
Un acompte sur dividendes est possible en cours d’exercice, mais à des conditions strictes : un bilan ou une situation intermédiaire doit faire apparaître un bénéfice distribuable suffisant, le cas échéant certifié. Distribuer sans bénéfice réel expose à la qualification de dividendes fictifs.
Qui perçoit les dividendes ?
Les dividendes reviennent aux associés (parts sociales en SARL) ou actionnaires (actions en SAS, SA), en principe au prorata de leur participation au capital. Des statuts ou des actions de préférence peuvent toutefois prévoir une répartition différente.
La fiscalité des dividendes
Par défaut, le dividende est soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Vous pouvez préférer le barème progressif si votre taux d’imposition est faible.
| PFU (par défaut) | Option barème | |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 12,8 % (taux fixe) | Barème, après abattement de 40 % |
| Prélèvements sociaux | 18,6 % | 18,6 % (sur 100 % du dividende) |
| Abattement de 40 % | Non | Oui |
| CSG déductible | Non | Oui (en partie) |
L’option pour le barème est globale : elle s’applique à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l’année, pas seulement aux dividendes. Le détail du mécanisme, de l’acompte et de la dispense figure dans notre article dédié au prélèvement forfaitaire unique (PFU).
Dividendes du dirigeant : attention aux cotisations
Pour un gérant majoritaire de SARL (ou l’associé unique d’une EURL à l’IS), la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes en compte courant d’associé n’est pas seulement soumise aux prélèvements sociaux : elle supporte les cotisations sociales des travailleurs indépendants. En SAS, le président assimilé salarié n’est pas concerné par cette règle.
Ce que nous constatons au cabinet. L’arbitrage entre rémunération et dividendes ne se résume pas au taux d’imposition. Selon le statut (gérant majoritaire de SARL ou président de SAS), le coût social diffère fortement, tout comme les droits à la retraite et la prévoyance. Nous chiffrons chaque année le mix rémunération / dividendes le plus pertinent, en intégrant l’IS, le PFU et les cotisations — un même résultat peut donner un net très différent selon le montage.
Erreurs fréquentes
- Distribuer un dividende sans bénéfice distribuable réel (risque de dividendes fictifs).
- Raisonner encore avec un PFU à 30 % : il est à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026.
- Opter pour le barème en pensant n’imposer que les dividendes : l’option vaut pour tous les revenus de capitaux.
- Pour un gérant majoritaire, oublier les cotisations sociales sur la part de dividendes dépassant 10 %.
Comment BM Fiduciaire vous accompagne
Nous sécurisons vos décisions de distribution (bénéfice distribuable, procès-verbaux), optimisons l’arbitrage rémunération / dividendes du dirigeant et vous conseillons entre PFU et barème pour votre déclaration de revenus.
Les informations publiées sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé. Pour toute décision fiscale, contactez le cabinet ou votre conseil habituel afin d’analyser votre situation précise.
Vous envisagez une distribution de dividendes ? Demandez un devis ou appelez-nous au 01 84 20 11 80.
FAQ
Quelles sociétés peuvent verser des dividendes ?
Les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (SARL, SAS, SA…) qui disposent d’un bénéfice distribuable voté en assemblée générale.
Comment sont imposés les dividendes en 2026 ?
Au PFU de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif.
Quel est l’intérêt de l’abattement de 40 % ?
Il réduit la base imposable des dividendes, mais uniquement si vous optez pour le barème progressif (jamais sous le PFU).
Peut-on verser un acompte sur dividendes ?
Oui, à condition qu’une situation comptable fasse apparaître un bénéfice distribuable suffisant, le cas échéant certifié.
Les dividendes d’un gérant majoritaire sont-ils soumis à cotisations ?
Oui, pour la part dépassant 10 % du capital, des primes et du compte courant d’associé.
À voir également
- Le PFU (flat tax) sur les dividendes, la CSG déductible
- L’impôt sur les sociétés
- Le compte courant d’associé
- Abandon de compte courant d’associé
- le boni ou mali de liquidation
- le report à nouveau et la distribution de dividendes
Pour piloter vos distributions et l’arbitrage rémunération / dividendes, faites appel à notre cabinet d’expertise comptable à Paris et Clichy.
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2 commentaires
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j’ai un bénéfice avant IS de 16521 euros je voudrais faire un AG combien doit je déclarer sur le PV d’AG ET COMMENT dois je récupérer les dividendes sachant que je suis actionnaire unique (président)SASU
Bonjour,
Vous devez d’abord affecter 5% du résultat à la réserve légale. Le reste, vous pouvez sur la décision d’AG le distribuer en dividendes. Il s’agira d’un dividende brut. Lors du versement, il conviendra d’établir une déclaration 2777.
Bonne journée.