
Travailler les jours fériés : est-ce obligatoire ?
Les jours fériés suscitent souvent des interrogations. Est-il obligatoire de travailler ces jours-là ? Existe-t-il des exceptions ou des cas particuliers ? Dans cet article, nous clarifions les droits et les obligations des employeurs et des salariés, afin de vous fournir un contenu clair et utile pour les dirigeants novices.
Qu’est-ce qu’un jour férié légal en France ?
En France, on dénombre 11 jours fériés légaux (1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre, 25 décembre).
L’article L3133-1 du Code du travail liste ces jours.
Le 1er mai est obligatoirement chômé (sauf pour certains secteurs comme la santé, la sécurité ou les transports). Pour les autres jours fériés, la situation varie selon le droit du travail et la convention collective applicable.
Le principe : pas d’obligation de travailler, sauf exceptions
Jours fériés “ordinaires”
Pour les jours fériés autres que le 1er mai, la loi n’impose pas automatiquement le chômage.
Le travail peut être rendu obligatoire si l’entreprise ou la convention collective le prévoit.
Exemple : Certains secteurs (commerce, hôtellerie, restauration) peuvent fonctionner les jours fériés, car leur activité le justifie.
Le cas particulier du 1er mai
Le 1er mai est un jour férié chômé et payé pour tous les salariés, sans condition d’ancienneté.
Seuls les établissements ne pouvant interrompre leur activité (hôpitaux, services publics, etc.) peuvent exiger la présence du salarié.
Dans ce cas, le salarié perçoit une majoration salariale (ou double salaire ce jour-là).
Peut-on refuser de travailler un jour férié ?
Le salarié peut refuser s’il est prévu que ce jour soit chômé par sa convention collective ou son contrat de travail.
En revanche, s’il est stipulé qu’il travaillera un jour férié, il ne peut pas s’y opposer sans risquer une sanction (sauf motifs exceptionnels, par exemple un accident ou un congé déjà validé).
Certaines conventions collectives imposent un accord du salarié pour travailler les jours fériés, ou prévoient un repos compensateur.
Rémunération et majorations éventuelles
Jour férié ordinaire chômé
En principe, lorsqu’un jour férié est chômé, le salarié conserve sa rémunération habituelle (sous réserve d’une ancienneté d’au moins 3 mois dans l’entreprise, sauf dispositions plus favorables).
Jour férié travaillé
- Majoration ou compensation prévue par la convention collective.
- Certaines conventions accordent un taux horaire augmenté ou un jour de repos additionnel.
Exemple : Dans la métallurgie, il peut exister une majoration de 100 % pour le travail du 1er janvier ou du 25 décembre.
Jour férié et repos du dimanche
Un jour férié peut coïncider avec un dimanche.
Le salarié ne bénéficie pas d’une indemnisation particulière car la loi considère alors un jour de repos “classique”.
Toutefois, l’entreprise peut décider d’accorder un repos supplémentaire pour compenser, selon ses usages internes ou sa convention.
Cas spécifiques : Alsace-Moselle
Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, le Vendredi saint et le 26 décembre sont également fériés.
La loi locale est plus favorable aux salariés et impose le chômage de certains jours fériés (ex. le 26 décembre).
Les employeurs doivent respecter les obligations régionales, sous peine de sanctions.
Le rôle de BM Fiduciaire
BM Fiduciaire, cabinet d’expertise comptable à Paris, accompagne :
- Les employeurs pour déterminer les règles sur les jours fériés (application de la convention collective, majorations).
- Les dirigeants qui souhaitent clarifier les contrats de travail ou les accords d’entreprise.
- L’établissement de la paie (calcul des majorations, mise à jour des bulletins).
Nous assurons la conformité et la sécurité juridique de votre gestion sociale.
Conseils pratiques pour les dirigeants
- Vérifier la convention collective : Y a-t-il des dispositions spécifiques sur les jours fériés ?
- Informer clairement les salariés : Annoncer en amont quel jour sera chômé, quel jour sera travaillé et à quelles conditions.
- Appliquer correctement les majorations : Se conformer au code du travail et aux usages du secteur.
- Conserver des traces écrites : Si un accord a été passé pour que des salariés travaillent un jour férié, conservez un justificatif (e-mail, avenant).
Notre conseil : clarifier la question des jours fériés
Travailler un jour férié n’est pas systématiquement obligatoire.
Le 1er mai reste chômé sauf exceptions.
Pour les autres jours, tout dépend de la convention collective et des usages.
Les salariés ont droit à une compensation si la convention le prévoit.
BM Fiduciaire vous aide à harmoniser ces règles dans votre entreprise, à sécuriser vos fiches de paie et à maintenir une bonne relation sociale.
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