Dernière mise à jour : juin 2026 — Champ d’application : France, créateurs et repreneurs d’entreprise (valeurs 2026).

En bref. L’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales accordée pendant les 12 premiers mois d’activité. Depuis sa réforme, l’avantage est plafonné à une réduction de 25 % : le micro-entrepreneur voit ses cotisations réduites de 25 %, et les autres créateurs bénéficient d’une exonération de 25 % des cotisations concernées si leur revenu ne dépasse pas 75 % du plafond de la Sécurité sociale. L’ACRE n’est pas automatique : il faut en faire la demande.

Points clés (2026)

  • Exonération pendant les 12 premiers mois d’activité.
  • Micro-entrepreneur : cotisations sociales réduites de 25 %.
  • Autres créateurs : exonération de 25 % des cotisations si revenu ≤ 36 045 € ; dégressive jusqu’à 48 060 € ; nulle au-delà.
  • Demande obligatoire ; ne pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des 3 années précédentes.
  • À ne pas confondre avec l’ARCE (aide de France Travail).

PASS : plafond annuel de la Sécurité sociale, fixé à 48 060 € en 2026. Micro-entrepreneur : entrepreneur individuel relevant du régime micro-social.

Qu’est-ce que l’ACRE ?

L’ACRE allège les charges sociales du créateur ou repreneur d’entreprise en début d’activité, pendant douze mois. Elle a remplacé l’ancienne ACCRE en 2019, puis a été progressivement recentrée : l’avantage correspond aujourd’hui à une réduction de l’ordre de 25 %.

Elle ne doit pas être confondue avec l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise), qui est une aide de France Travail permettant de percevoir 60 % de ses allocations chômage sous forme de capital. L’ACRE porte sur les cotisations sociales ; l’ARCE sur les allocations chômage.

Qui peut en bénéficier ?

L’ACRE s’adresse aux personnes qui créent ou reprennent une activité et en exercent le contrôle effectif (par exemple, détenir plus de 50 % du capital, seul ou avec son conjoint et ses proches, dont au moins 35 % à titre personnel). Il ne faut pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des 3 années précédentes au titre d’une autre création ou reprise.

ACRE et micro-entrepreneur

Pour le micro-entrepreneur, l’ACRE prend la forme d’une réduction de 25 % du taux de cotisations sociales pendant les douze premiers mois d’activité. Par exemple, un commerçant en vente en ligne dont les cotisations représentent 12,3 % du chiffre d’affaires voit ce taux réduit de 25 % sur la période. La demande doit être faite juste après l’immatriculation, sur le guichet des formalités des entreprises.

ACRE pour les sociétés et les autres créateurs

Pour les créateurs qui ne relèvent pas du micro (gérant de société, entrepreneur au régime réel), l’exonération porte sur les cotisations d’assurance maladie-maternité, de retraite de base, d’invalidité-décès et d’allocations familiales. Son niveau dépend du revenu professionnel :

Revenu professionnel annuel Exonération
Jusqu’à 36 045 € (75 % du PASS) 25 % des cotisations concernées
Entre 36 045 € et 48 060 € Dégressive
À partir de 48 060 € (1 PASS) Aucune exonération

La CSG-CRDS, la retraite complémentaire et certaines autres contributions restent dues. Pendant l’exonération, le chef d’entreprise continue d’acquérir des droits à la retraite en fonction de son revenu.

Ce que nous constatons au cabinet. Deux réflexes à corriger : croire que l’ACRE est automatique — elle nécessite une demande — et la confondre avec l’ARCE de France Travail. Depuis le recentrage à 25 %, l’avantage est plus modeste qu’avant : mieux vaut l’intégrer tel quel dans le prévisionnel, sans surestimer l’économie de charges.

Comment demander l’ACRE ?

L’obtention n’est pas automatique. Il faut d’abord finaliser les formalités de création sur le guichet des formalités des entreprises, puis effectuer la demande d’ACRE. Pour le micro-entrepreneur, la demande se fait juste après l’immatriculation. Un accusé de réception vous est adressé, et l’organisme social dispose d’un délai pour se prononcer.

Erreurs fréquentes

  • Penser que l’ACRE est accordée automatiquement, sans démarche.
  • Confondre l’ACRE (cotisations sociales) et l’ARCE (allocations chômage en capital).
  • Surestimer l’économie : l’exonération est désormais de 25 %, pas totale.
  • Oublier le plafond de revenu (aucune exonération au-delà de 48 060 € pour les non-micro).
  • Demander l’ACRE alors qu’on en a déjà bénéficié dans les 3 dernières années.

Comment BM Fiduciaire vous accompagne

Nous vérifions votre éligibilité, chiffrons l’économie réelle dans votre prévisionnel, effectuons la demande dans les délais et articulons l’ACRE avec les autres aides à la création (ARCE, zones aidées, exonérations fiscales).

Les informations publiées sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé. Pour toute décision, contactez le cabinet ou votre conseil habituel afin d’analyser votre situation précise.

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FAQ

L’ACRE est-elle automatique ?

Non. Elle nécessite une demande, à effectuer après les formalités de création sur le guichet des formalités des entreprises.

Combien de temps dure l’exonération ?

Douze mois à compter du début d’activité.

Quelle est la différence entre l’ACRE et l’ARCE ?

L’ACRE réduit les cotisations sociales ; l’ARCE, versée par France Travail, permet de percevoir 60 % de ses allocations chômage en capital.

Quel montant d’exonération pour un micro-entrepreneur ?

Ses cotisations sociales sont réduites de 25 % pendant les douze premiers mois.

Peut-on cumuler l’ACRE plusieurs fois ?

Non : il ne faut pas en avoir bénéficié au cours des 3 années précédentes.

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